N’oublie pas de vivre

Face à l’incertitude de cette période, les craintes de l’avenir, de qui nous sommes, ce que nous allons devenir et ce qui va nous arriver sont croissantes.

I. Incertitudes

Grandir est une période, effrayante et stimulante à la fois. Nos ami.e.s proches achètent leur première maison, se marient, certains font même des enfants, tandis que d’autres se cherchent, voyagent, expérimentent.

L’ouverture sur le monde, sur la découverte de soi, et l’acceptation du lâcher prise face à notre incapacité de contrôler quoique ce soit, est une période aussi excitante que terrifiante, pleine de remise en question.

Accepter que nous ne somme pas tous égaux face à la vie et ce qu’elle nous réserve mène à beaucoup de remise en question.

Comment marcher selon ses valeurs, être une « bonne » personne – un.e « bon.ne croyant.e lorsque c’est notre cas- tout en respectant ce que nous sommes ? Comment construire quelque chose dans un monde qui se détruit tout en ayant aucun contrôle sur quoi que ce soit ? Où aller, que faire, quand tout se ferme devant nous et que l’on comprend que tout ne dépend pas de nos efforts ?

Comment continuer à vivre dans ce paradoxe entre la soif d’aventures et le désir de sécurité ? Où placer cette sécurité ? À quoi correspond-t-elle pour moi et les autres en ont-ils la même définition ? Comment avoir confiance sur l’avenir lorsque l’on se retrouve démuni.e.s en comprenant que le schéma qu’on nous enseigne depuis enfants est faux ; qu’en réalité il n’y a pas qu’une façon de se construire et de construire sa vie. Comment saisir et affirmer cette indépendance d’esprit et cette liberté bien réelle, qu’en réalité, nous possédons ?

II. Lâcher prise

Je crois que la liste des interrogations que cette période engendre serait sans fin. Et pourtant, au milieu de ce flot d’interrogation une voix s’élève. Douce et paisible, comme un souffle. Une voix qui dit lâche prise. Une voix qui nous pousse à s’abandonner et plonger en grand dans cette vie pleine d’incertitudes et de craintes et en même temps si calme. Une vie que nous ne pouvons pas contrôler et qui nous pousse à regarder à aujourd’hui et à avancer un pas à la fois parce que finalement, avons-nous vraiment le choix ?

L’excitation de l’avenir contrebalance la peur et là se trouve la réponse.

Choisirons-nous de vivre par peur ou choisirons nous de vivre en suivant notre cœur ?

Il y a un trésor enfoui en chacun.e de nous. Un trésor d’amour, de vie que nous cherchons à refouler mais qui est au final la seule voie à suivre que seules nos « valeurs » ( vous pouvez-voir l’article à ce sujet ici) ou « convictions » viennent cadrer. Car au final, l’incertitude n’épargne personne et l’incapacité de contrôler quoi que ce soit est bel et bien l’une des rares choses qui touche chaque être humain sans exception. Et au milieu de ce chaos, ce petit trésor est en nous, celui qui dit « stop ! marche un pas après l’autre, lâche prise et regarde par terre. À force de trop regarder et t’inquiéter pour la mer tu oublies de voir les coquillages sur le chemin et qui, au final, t’y mèneront. Alors arrête toi, acceptes ta condition, et n’oublie pas de vivre.»

11 L’Eternel dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant l’Eternel, et l’Eternel va passer ! » Devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers ; l’Eternel n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre.

12 Après le tremblement de terre, il y eut un feu ; l’Eternel n’était pas dans le feu. Après le feu, il y eut un murmure doux et léger.

1 Rois. 19. 11-12

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *